Dans le contexte du changement climatique, l’intérêt
pour les plantes fourragères alternatives provenant
des régions tropicales, asiatiques ou méditerranéennes
augmente. En effet, ces plantes ont la capacité de
produire de la biomasse même lorsque l’approvisionnement en eau est limité. Agroscope a mené un essai
sur petites parcelles avec une vingtaine d’espèces pour
tester leurs aptitudes en tant que culture dérobée.
Leur croissance, leur rendement et leur valeur nutritive
ont été examinés. En complément, une étude bibliographique a rassemblé les connaissances actuelles
sur les espèces qui pourraient être intéressantes à
cet égard. L’essai a montré que les plantes C4 comme
le sorgho, le moha, le millet perlé et le teff peuvent
considérablement produire de la biomasse. Malheureusement, le fourrage de ces espèces est fibreux
et plutôt pauvre en énergie. Certaines plantes, en
particulier l’avoine rude, le sulla, le riz fourrager, le
nyger et le sarrasin tatarique présentent en revanche
des valeurs nutritives intéressantes. En outre, plusieurs
espèces comme le lupin bleu, la luzerne annuelle, la
lentille fourragère et le trèfle raboteux ne donnent
pas satisfaction en termes de levée et de couverture
du sol. Pour pouvoir mieux exploiter le potentiel des
espèces testées, celles-ci devraient être associées à
d’autres plantes fourragères, dans l’objectif de créer
des mélanges adaptés aux situations de sécheresse.